Lorsque l’association SOS Martinets a fixé une date avec l’association les Betz-stioles & Cie pour observer les martinets dans la jolie ville de Loches (37600), elle ne pouvait espérer un meilleur temps et un spectacle plus excitant offert par les martinets!

Trois membres de SOS Martinets ont conduit le groupe à travers les ruelles étroites et escarpées pour observer les martinets volant au-dessus de la collégiale. Des travaux de restauration essentiels et de grande envergure sont en cours ici. SOS Martinets travaille en collaboration avec la ville et les architectes impliqués pour s’assurer que les travaux n’ont pas d’impact négatif sur la colonie de martinets. C’est pourquoi aucun filet n’a été utilisé sur les échafaudages et des nichoirs de substitution ont été installés, fabriqués par les services techniques.

Tout le monde était fasciné de voir les martinets entrer à toute vitesse dans leurs nids situés dans les trous de boulins. Certains de ces trous, encore obstrués par du grillage anti-pigeons, seront enfin rendus accessibles aux martinets en vue de leur retour l’été prochain.

En marchant vers l’impressionnant donjon, l’atmosphère est devenue beaucoup moins animée, avec très peu de martinets autour. Du grillage rigide recouvrait chaque trou de boulin. On a pu voir le triste spectacle d’un martinet mort qui s’était retrouvé coincé. SOS Martinets contactera le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire, propriétaire des lieux.

La marche s’est terminée sur une note merveilleuse, comme le décrit Joël Joubert, l’organisateur enthousiaste des Betz-Stioles :

 « Enfin, nous avons traversé l’Indre pour nous retrouver dans la cour de l’ancien couvent des Cordeliers. Rien a priori pour attirer le regard. Pourtant, en peu de temps, le ciel s’est empli de martinets tourbillonnant au-dessus de nos têtes, et bientôt, on les a vus se glisser dans des trous minuscules, dans une pierre fendue, sous les gouttières, partout où un interstice pouvait abriter un nid. Un vrai festival ! D’autant plus que les jeunes, en bandes joyeuses et nombreuses, nous ont offert une « screaming party », comme nous l’a dit Carolyn, une ronde endiablée, très rapide, au-dessus des toits, rasant les murs et poussant des cris. »

Un grand merci à Michel et Ghislain pour ces superbes photos.